
Quand les légendes bretonnes voyagent en silence
C’était un retour de Paris. Le train filait vers l’ouest et les paysages défilaient comme des aquarelles mouvantes derrière la vitre. Peu à peu, on quittait la ville pour retrouver cette lumière si particulière de la Bretagne nord.
J’étais assise à côté d’une écrivaine.
Je ne le savais pas encore vraiment, mais je voyais ses mots naître sous mes yeux. Elle écrivait sur son ordinateur, concentrée, faisant apparaître les premières lignes d’un tome 2 encore secret. Un univers fantastique prenait forme à quelques centimètres de moi.
Pendant près de deux heures, je n’ai rien dit.
Le moment où tout bascule
À un moment, elle a levé les yeux pour observer le paysage. Les champs, les talus, cette transition lente vers l’odeur invisible de l’iode.
C’est là que j’ai commencé à parler.
Juste quelques mots sur l’atmosphère de ses lignes.
En réalité, la conversation a glissé naturellement. Elle écrivait de la fiction. Moi, je lui ai parlé de mon enfance sur la Côte des Légendes, en Bretagne.
Grandir sur la Côte des Légendes
Quand on grandit ici, les légendes bretonnes ne sont pas des histoires lointaines. Elles font partie du décor.
Je lui ai parlé de mes cahiers d’enfant, remplis de mondes fantastiques.
Des dragons endormis au large du phare de Ponstuval
Des chouantics — ces êtres mi-marins, mi-terriens — que l’on entendrait la nuit.
Des korrigans cachés dans les talus.
Des échoueurs de bateaux.
De Tolente, notre ville engloutie que l’on aperçoit, dit-on, les soirs de tempête, lorsque la mer se retire un peu trop loin.
Sur la Côte des Légendes, le réel et l’imaginaire se frôlent en permanence.
Le vent raconte des histoires.
La mer garde ses secrets.
Et pourtant les tempêtes réveillent parfois les récits oubliés.
La Bretagne, terre d’inspiration
En racontant tout cela, j’ai compris que ces histoires n’étaient pas simplement des souvenirs d’enfance. Elles sont ancrées dans ce territoire. Entre Plouider, les dunes, les phares et l’horizon. Elles nourrissent ceux qui y vivent… et parfois ceux qui ne font qu’y passer.
Quand elle m’a dit : « C’est inspirant », j’ai souri.
La Côte des Légendes ne nourrit pas seulement les voyageurs. Elle inspire les artistes.
Hasard ou destin entre Brest et Paris ?
Je ne pensais pas être si proche du thème de son livre : Les mystères de l’atlantide.
Comme si le hasard avait décidé que cette conversation devait avoir lieu entre Brest et Paris, entre deux paysages, entre deux mondes.
Et je me suis rappelée cette petite fille qui vivait dans son monde imaginaire sans savoir qu’un jour, elle parlerait de la Côte des Légendes à une écrivaine en train d’écrire le sien.
Et si vous veniez découvrir les légendes bretonnes ?
Si vous aimez les univers fantastiques, je vous invite à découvrir le travail de Camille Fournier et son tome 1 : les mystère d’Atlantide— et peut-être bientôt son tome 2.
Quant à moi, je continuerai à raconter les légendes de notre région, celles qui murmurent dans le vent et se dévoilent les soirs de tempête. Si vous venez sur la Côte des Légendes, en Bretagne nord, je vous les raconterai.
Ici, les dragons et les korrigans ne sont jamais très loin.